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Le doudou... ou objet transitionnel

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D.W. Winnicott, à l’origine du terme d’objet transitionnel, considère de façon plus générale « l’espace transitionnel » comme l’espace intermédiaire entre la réalité intérieure de l’enfant et la réalité extérieure. Cet espace, ni tout à fait illusoire, ni tout à fait réel, est le lieu de rencontre entre les deux réalités qui interfèrent l’une avec l’autre et qui font de chacun d’entre nous quelqu’un d’exceptionnel, doté d’une capacité de perception exceptionnelle. En quelque sorte, l’enfant est un petit schizoïde potentiel dont l’espace transitionnel permet de rassembler les deux mondes (intérieur et extérieur) et lui procure ainsi l’unicité du moi ; l’objet transitionnel favorise l’atténuation de la dissociation entre le dedans et le dehors.

Le phénomène transitionnel dans son ensemble comprend non seulement l’objet transitionnel en tant que tel, mais également toute activité buccale, les sons émis par l’enfant, gazouillis, bruits anaux, etc.… (cf. « De la pédiatrie à la psychanalyse » de Winnicot). L’objet transitionnel vit dans l’espace transitionnel, il y tient une place essentielle, nous le connaissons tous sous le nom de « doudou ».

Qui d’entre nous ne s’est pas retrouvé impuissant devant une crise, qui n’est pas sans évoquer celle de l’hystérie, du petit enfant dont le doudou a été oublié ou perdu, et ce, d’autant plus s’il se trouve en phase d’endormissement ? Il ne s’agit pas là d’un simple caprice. En effet, le doudou n’est pas un simple jouet parmi tant d’autres, il est chargé d’une multitude de significations et remplit plusieurs rôles nécessaires à la construction du moi de l’enfant

Par Chrystel Benoît-Marhuend, psychanalyste

Les Psychothérapies de groupe, ou l'espace des possibles

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Apparues dans les années soixante, aux États-Unis, les psychothérapies de groupe sont arrivées au début des années quatre-vingt en Europe. Elles font appel aux sciences cognitives et comportementales.
De la P.N.L (programmation neurolinguistique) au cri primal (Rebirth), à la Gestalt, théorie ériksonnienne (la liste n’est pas exhaustive) elles sont pratiquées en groupe ou individuellement et permettent d’aller à « ’l’essentiel »’. Il s’agit non de savoir pourquoi j’en suis là, mais comment je vais m’en sortir. Ce sont les thérapies d’aide au développement de soi, elles ont pour but l’épanouis-sement personnel, la quête de sens ; elles analysent le comportement dans l’ici et maintenant. Cette appétence de mieux être est accompagnée d’une demande de guérison rapide.
Toutes les thérapies peuvent trouver leur fondement dans les situations de crises (perte d’emploi, deuils, séparation, etc.). Elles allègent la souffrance et aident à y voir plus clair, ce sont les névroses actuelles. Ce sont les thérapies dites de surface, elles travaillent sur le conscient;

Par Michèle Gorde, psychanalyste

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